BATTLE ROYALE

Toutes les informations sur Battle Royale, le livre de Koushun Takami

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Le programme de la Battle Royale

Initiative annuelle et traditionnelle du gouvernement sous l'égide de l'armée de terre, appliquée pour la première fois en 1947. Chaque année, 50 classes de troisième du pays (une pour chacune des 50 préfectures) sont tirées au sort (la probabilité d'être choisie pour une classe serait d'une chance sur 800) ; les élèves d'une classe sont "enlevés" de manière discrète et amenés en un lieu isolé et clos (généralement une zone évacuée manu militari de ses habitants pour les besoins de l'expérience). Tous les élèves, obligés à participer à un "jeu," se voient exposées les règles suivantes :
Le jeu :
- Le jeu s'arrête lorsqu'il ne reste plus qu'un élève en vie.

- Les élèves sont lâchés dans la zone de jeu, close et constamment surveillée par les militaires encadrant le jeu.

- Pour gagner, tous les coups sont autorisés.

- La fuite est impossible.

- Le gagnant du jeu recevra un mot du président lui-même et une pension à vie assurée par l'Etat (suffisamment conséquente pour vivre convenablement). Il verra son collier retiré et sera autorisé à reprendre une vie normale, continuant sa scolarité dans une autre préfecture. Les gagnants sont néanmoins assez surveillés par la police, prévenus de ne pas trop parler du programme en public.
Le collier :
Pour assurer le respect de ses règles, les élèves sont également équipés d'un collier électronique conçu par l'armée de terre. Il est équipé d'une forte charge explosive, ce qui implique les points suivants :
- Si l'élève tente de retirer le collier, il explosera, entraînant sa mort.

- Le collier de chaque élève explose si se déroulent 24 heures de jeu sans une seule mort.

- Le collier est équipé d'une balise permettant de repérer les élèves sur la zone de jeu via sattelite. Le collier explose donc si l'élève pénètre donc dans une "zone interdite" de l'espace de jeu. Au fur et à mesure que passent les heures de jeu, les militaires interdisent de plus en plus de zones et l'annoncent aux élèves, de façon à les regrouper dans un espace de plus en plus petit, et ainsi à forcer les chances de rencontre.

- Le collier est également équipé d'un micro performant permettant d'écouter et d'archiver les conversations des participants.

- Le collier est enfin étanche et incassable. Seule l'armée connaît suffisamment bien son fonctionnement pour les retirer sans risque d'explosion.
Quelques informations pratiques :
- Chaque élève se voit attribué une arme au hasard dans un inventaire. Environs un tiers consiste en des armes à feu diverses, mais on trouve aussi des armes blanches, des explosifs et autres (gilets pare-balles, arbalète, etc). L'attribution au hasard des armes est censée "rétablir l'égalité des chances de victoire," la chance compensant les avantages ou faiblesses physiques des participants. L'égalité est d'ailleurs un des principes fondamentaux du jeu ; être riche, proche de l'aristocratie ou enfant de fonctionnaire haut placé ne protège en rien des chances d'être dans une classe sélectionnée ; les organisateurs du jeu sont également très fiers de constater que "49% des gagnants sont des filles," preuve que les avantages physiques ne garantissent pas la victoire.

- Des hauts-parleurs sont disposés un peu partout dans la zone de jeu, reliés au centre de contrôle des organisateurs (qui devient généralement une zone interdite après une heure de jeu et cesse de l'être lorsqu'est déterminé le gagnant). Toutes les six heures, les organisateurs peuvent donc faire part des nouvelles morts et zones interdites.

- Les gagnants des programmes sont annoncés par "flashs spéciaux" en direct à la télévision.
Pourquoi le Programme ?
Bien que la vraie raison à l'origine de la création du programme ne soit jamais évoquée dans le roman, les protagonistes en débattent souvent et croient trouver des explications plausibles. En effet, il est difficile de prime d'abord de comprendre l'intérêt d'organiser des tueries de collégiens.
- Le Programme a officiellement pour but de montrer à la face du monde la puissance de l'armée de terre, en tant qu'arme de dissuasion.

- Un autre but officiel invoqué est tout simplement le besoin d'offrir aux recrues de l'Armée de Terre une occupation, un entraînement et une expérience, le pays n'étant pas en guerre à l'heure actuelle.

- Kawada Shôgo estime que, même si l'armée abuse déjà régulièrement de son pouvoir au quotidien sur la population, elle ressent le besoin de contrôler un peu plus le peuple. Il théorise que les mécanismes du programme sont conçus de façon à dégrader la confiance qu'ont les citoyens entre eux : en voyant les gagnants, qui ont du tuer leurs camarades pour survivre, à la télévision, les gens sont censés croire que n'importe qui en ferait autant. Ce climat paranoïaque de dénonciation a pour but d'empêcher la constitution d'un "esprit de résistance" face à l'Etat. Par ailleurs le traumatisme du programme, pour les familles des victimes, est censé fragiliser les mentalités et
"habituer" les citoyens aux horreurs commises par l'armée, acceptant leur sort.

- Kawada théorise aussi que le Programme n'est rien d'autre qu'une expérience délirante de l'Armée sur les comportements sociaux, et que personne n'a osé cesser jusqu'ici par peur d'afficher des sentiments "anti-patriotiques," le jeu étant une des "fiertés" de la République. Les comportements des participants sont d'ailleurs relevés et archivés pour une hypothétique utilisation par le gouvernement.

- Les organisateurs semblent placer des paris sur les futurs gagnants des jeux au sein des classes, et l'on peut se demander s'il ne s'agit en fait que d'un jeu d'argent macabre.
Réception du Programme :
A sa création, le "Programme" rencontra un fort mouvement de contestation au sein de la population, qui s'est éteint à l'époque du roman. Le jeu en lui-même, bien que connu des adultes, est une sorte de tabou majeur ; la plupart des élèves en ont très peu entendu parler et certains estiment même qu'il s'agit d'un mythe. Les parents semblent vouloir protéger leurs enfants d'informations qu'ils jugent trop terrifiantes.

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